Nouvelles technologies : nouvelle gabegie écologique ?

Nous sommes pour beaucoup de plus en plus accros aux nouvelles technologies. Pourtant l’empreinte écologique de ces technologies est loin d’être neutre. En effet, si elles nous rendent beaucoup de services, les nouvelles technologies consomment avidement les ressources de notre planète. Que ce soit pour la fabrication ou l’utilisation des appareils nomades (tablettes, smartphones…), la consommation de matières premières et d’énergie s’accroit à mesure que le nombre d’utilisateurs s’étend. Ces appareils sont interconnectés en permanence à des centres de données, véritables gouffres de consommation électrique.

Tout ceci, sans parler des stratégies commerciales développées par les constructeurs qui incitent à la consommation, en renouvelant en permanence les gammes, en programmant la panne des produits dès leur fabrication ou encore en rendant impossible leur réparation. Le cas le plus révélateur est celui d’Apple, marque emblématique de produits hi-tech reconnus, dont la batterie de certains de ses produits est soudée à l’appareil. Il en est ainsi de son dernier né le MacBook Pro Retina ou encore de ses fameux iPhone (de fait leur durée de vie n’excède plus celle de leur batterie, soit environ deux ans…)*. Malheureusement d’autres fabricants suivent les mêmes pratiques. Finalement, ces sociétés nous proposent des produits non pour répondre à nos besoins mais pour favoriser leur modèle économique.

Au moment où les préoccupations écologiques sont dans l’air du temps, que nos gouvernants envisagent de taxer les activités humaines en fonction de leur impact environnemental (et donc en fonction de notre production de déchets), que les Grenelles environnement et autres traités internationaux (protocole de Kyoto…) se succèdent, que la responsabilité sociale des entreprises (RSE) gagne les entreprises, ne serait-il pas temps de reconsidérer nos habitudes de consommation et de favoriser les produits les plus vertueux (ou les moins nuisibles) pour notre environnement ?

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* La lecture de l’article « MacBook Pro Retina : irréparable ! » apporte un complément d’informations intéressantes sur le sujet (lien URL : http://www.greenit.fr/article/materiel/macbook-pro-retina-irreparable-4505).

Le lecteur désireux d’accroître sa connaissance de l’obsolescence programmée pourra regarder avec intérêt voire effroi l’excellent documentaire diffusé par ARTE, réalisé par Cosima Dannoritzer en 2010.

Résumé : Ampoules électriques, bas nylon, imprimantes, iPods… Les fabricants conçoivent leurs produits en incluant lors de leur fabrication une défaillance pour encourager les consommateurs à les remplacer plutôt qu’à les réparer. C’est ce que l’on appelle “l’obsolescence programmée”, moteur de notre économie moderne. Ce film révèle les mécanismes de cette machine à produire, démarrée dans les années 20, et aborde les conséquences sur l’environnement.

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Benoît RIVIERE
Après seize années passées en cabinet d’expertise-comptable et de commissariat aux comptes (où j’ai exercé comme expert-comptable et chef de mission audit), j’ai pris le poste de directeur comptable d’un groupe de distribution automobile en novembre 2014. Au cours de ma carrière, j’ai acquis une expérience significative en audit et en exploitation des systèmes d’information (analyse de données, automatisation des tâches, programmation informatique) au service de la production des comptes annuels et consolidés. C’est cette expérience personnelle et ma passion pour l’informatique que je partage sur ce blog. Mon CV / Réalisations personnelles et projets informatiques / Ma collection / Me contacter
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