Les consoles de jeux : des micros… ludiques

On ne peut pas parler de micro-informatique sans aborder les consoles de jeux. En effet, les consoles de jeux ont des caractéristiques similaires aux ordinateurs (microprocesseur, processeurs graphique et sonore…). Les capacités graphiques et sonores des consoles, les plus utiles aux besoins vidéo-ludiques, sont renforcées… même si pour les consoles de jeux des années 70-début 80, le résultat n’est pas flagrant.

Publicité pour le MASTERMIND électronique (1980)

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A cette époque, les effets graphiques et sonores de ces machines sont très limités. D’ailleurs, les éditeurs de jeux compensaient la faiblesse du rendu graphique par de belles jaquettes… Dans les années 70, les consoles de type PONG ont commencé à voir le jour : deux raquettes matérialisées par un trait blanc, une balle carrée, deux joueurs… et voici un ping pong ! Elémentaire mais efficace pour l’époque.

L'ancêtre du flipper et des consoles de jeux

L’ancêtre du flipper et des consoles de jeux

Les premières consoles sont mono jeux : elles ne comprennent qu’un seul jeux (avec éventuellement des variantes et des difficultés de jeux paramétrables) à l’image des Game & Watch de Nintendo ou des Pongs. L’apparition des cartouches de jeux révolutionnera le monde des consoles.

Les entrailles de la Videopac C52 de Philips : un contenu assez dépouillé !

Les entrailles de la Videopac C52 de Philips : un contenu assez dépouillé !

Autre exemple avec les consoles de jeux à cartouche Vidéopac de Philips apparues à la fin des années 70 (après le rachat de l’américain Magnavox). Dès le départ, les choix (ou plutôt limitations) techniques du constructeur n’ont pas été les meilleurs (même pour l’époque), pourtant quel enfant aurait résisté devant un jeu vidéo même rudimentaire ?

Cartouche de jeu n°38 "Glouton et Voraces" sur Vidéopac

Cartouche de jeu n°38 « Glouton et Voraces » sur Vidéopac

Afin d’accroître plus rapidement le parc de consoles Vidéopac en service, Philips a tenté d’élever la norme Vidéopac en standard européen en concédant des licences à différents industriels. C’est ainsi que BRANDT (alors filiale de THOMSON) a commercialisé sa propre console sous la dénomination Jopac (pour Jeux Ordinateur vidéoPAC) ; la photo ci-après présente la JO7400, une des consoles de ma collection.

Console de jeux JOPAC JO7400 de Brandt

Console de jeux JOPAC JO7400 de Brandt

Finalement, on n’aime ou on n’aime pas. A titre personnel, j’aime bien le coté très rétro de cette console ; quand je l’allume, je ne m’attends pas à voir de grands effets spéciaux mais à retomber dans l’univers du début des années 80 ! Comment ne pas succomber à Glouton et Voraces (concurrent du Pac Man de chez ATARI) ?

Jeu Glouton et Voraces sur Vidéopac

Jeu Glouton et Voraces sur Vidéopac

Malheureusement pour PHILIPS, sa console a été dépassée dès sa sortie par ses concurrents, au premier rang desquels figure ATARI, et ce n’est pas la Vidéopac+ lancée en 1984 qui changera la donne.

Cartouches de jeu pour console ATARI 2066 : Road Runner, Space Invaders et Pac-Man

Cartouches de jeu pour console ATARI 2600 : Road Runner, Space Invaders et Pac-Man

Non seulement, les consoles ATARI VCS 2600 étaient dotées de meilleures capacités techniques que les Vidéopac mais en plus les jeux, sous licence, comme Pac Man ou Space Invaders, sont devenus des incontournables.

Par la suite, de nouvelles consoles (pour la plupart japonaises) et de nouveaux héros sont venus bouleverser le marché de la console et ont balayé toutes les autres consoles y compris ATARI (à l’image de l’ATARI XE). Mais ceci est une autre histoire…

La console ATARI XE

La console ATARI XE

L’utilisation des consoles de première génération sur nos écrans modernes n’est pas toujours aisée. La plupart d’entre elles ne sont dotées que d’une prise antenne (UHF) ; le réglage du canal analogique est très difficile à obtenir sur les écrans LCD. Pour les plus chanceux, certaines consoles disposent une prise Péritel. Pour les autres, c’est au petit bonheur la chance. Le schéma du câble DIN – Péritel des Vidéopac est fourni sur cette page.

Sélection d’articles sur le sujet :

  • Circuits LSI pour jeux vidéo à micro-processeur, Micro-Systèmes n° 3 (janvier-février 1979), p. 17
  • Galop d’essai : Vidéopac Philips, L’Ordinateur Individuel n° 35 (mars 1982), p. 129
  • SEGA et NINTENDO cassent des briques, Science & Vie Micro n° 41 (juillet-août 1987), p. 62 : le retour triomphal des consoles de jeu

Les photos d’illustration sont issues de ma collection personnelle.

Approfondir le sujet :
L’informatique des années 80 / Ma collection / Ma documentation / Quelques idées de lecture

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Benoît RIVIERE
Après seize années passées en cabinet d’expertise-comptable et de commissariat aux comptes (où j’ai exercé comme expert-comptable et chef de mission audit), j’ai pris le poste de directeur comptable d’un groupe de distribution automobile en novembre 2014. Au cours de ma carrière, j’ai acquis une expérience significative en audit et en exploitation des systèmes d’information (analyse de données, automatisation des tâches, programmation informatique) au service de la production des comptes annuels et consolidés. C’est cette expérience personnelle et ma passion pour l’informatique que je partage sur ce blog. Mon CV / Réalisations personnelles et projets informatiques / Ma collection / Me contacter
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